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Qu’est-ce que le diabète ?

250 millions de personnes sont actuellement diabétiques dans le monde. Leur nombre devrait atteindre 380 millions d'ici 2025.1 Le diabète touche près de 4% de la population mondiale,2 mais une majorité de personne connaît mal cette maladie.

En France, les dernières études font état de plus de 2,5 millions de personnes atteintes de diabète de type 2. Ce chiffre est à nuancer dans le sens où de nombreuses personnes vivent avec un diabète et l'ignorent (environ 500 000 personnes).3  L'augmentation du nombre de personnes diabétiques en France est estimée à 44% entre 1999 et 2016.4

Il existe essentiellement deux types de diabètes :

  • Le diabète de type 1 : moins de 1 diabète sur 10. Il survient lorsque votre système immunitaire détruit les cellules béta du pancréas chargées de la production d'insuline. Le corps ne produit alors pas ou très peu d'insuline. Les personnes atteintes d'un diabète de type 1 doivent être traitées par insuline tous les jours. Ce type de diabète est également appelé diabète juvénile ou diabète insulinodépendant.

  • Le diabète de type 2 : plus de 9 diabètes sur 10. Il survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d'insuline et que l'insuline produite par le patient agit mal. Le diabète de type 2 affecte habituellement les personnes de plus de 40 ans, mais il peut survenir chez de jeunes adultes. Sa fréquence est maximale chez les personnes de plus de 60 ans. Chez les hommes comme chez les femmes, plus une personne est en surpoids, plus le risque de développer un diabète de type 2 est élevé quand son âge avance.5

1 Fédération Internationale du Diabète. La saviez-vous ? Disponible à l'adresse : http://www.idf.org/home/index.cfm?node=264. Données du 16 octobre 2008.
2 Diabetes atlas (International diabete federation). Disponible à l'adresse : http://www.eatlas.idf.org/atlasff5d.html?id=0
3 Bulletin Hebdomadaire Epidémiologique, Novembre 2007.
4 Référence Entred 2007/2010 Invs.
5 Fédération Internationale du Diabète. Données sur le diabète et l'obésité. Disponibles à l'adresse : http://www.idf.org/home/index.cfm?node=1207. Données du 13 novembre 2008.

Hormone sécrétée dans les cellules béta du pancréas ; son rôle est de permettre la captation et l’utilisation du glucose par les cellules pour leur fournir de l’énergie.

Également appelé diabète insulinodépendant. Diabète caractérisé par l'absence ou l’extrême insuffisance de sécrétion d'insuline par le pancréas. Les personnes atteintes d'un diabète de type 1 doivent réaliser des injections d'insuline chaque jour pour survivre.

Également appelé diabète juvénile. Diabète caractérisé par l'absence ou l’extrême insuffisance de sécrétion d'insuline par le pancréas. Les personnes atteintes d'un diabète de type 1 doivent réaliser des injections d'insuline chaque jour pour survivre.

L'Hypoglycémie

L'hypoglycémie survient lorsque le taux de sucre dans le sang est trop bas.

Le corps répond à un faible taux de glucose dans le sang par différents signes précurseurs, qui peuvent varier selon les personnes. Certains de ces signes sont :

  • Une faim intense
  • Un état de faiblesse
  • Des tremblements
  • L'irritabilité ou la confusion.
  • Accélération du rythme cardiaque
  • Pâleur
  • Sueurs

L'hypoglycémie peut survenir en cas de retard ou d'absence de repas, après une activité physique intense, ou si une trop forte quantité d'insuline est administrée. Chez une personne ne souffrant pas de diabète, le pancréas arrête la production d'insuline si le taux de glycémie tombe en dessous de la normale. Chez une personne diabétique, l'insuline injectée ou administrée par une pompe reste active, même si le taux de glucose est bas.

L'hypoglycémie peut avoir les causes suivantes :

  • Le non-respect du régime alimentaire
  • Un exercice ou une activité physique trop prolongée sans prise d'aliments
  • Une dose de médicaments excessive ou un changement dans les horaires de prise
  • Le stress
  • Les effets secondaires d'autres médicaments
  • La consommation d'alcool, en particulier en-dehors des repas

Une surveillance régulière de votre glycémie peut vous éviter l'hypoglycémie. Il est important de vérifier souvent votre glycémie. Si elle n'est pas traitée, l'hypoglycémie peut avoir des effets graves, comme des évanouissements ou des crises d'épilepsie.

Une personne atteinte de crises ou saisie d'un évanouissement a besoin d'aide. A ce stade, la personne a besoin d'une injection immédiate de glucagon. Un médecin doit prescrire du glucagon et vous montrer comment le préparer et l'administrer.
Quand votre glycémie baisse brutalement, vous êtes victime d'une "hypoglycémie" de façon importante.

On dit qu'il y a hypoglycémie lorsque le taux de sucre dans le sang est trop bas, c'est-à-dire inférieur ou égal à 0,7 g/L. Ce chiffre est à relativiser car il peut être plus bas chez la femme enceinte et plus élevé chez les personnes âgées ou fragilisées par diverses complications.

Il est important de corriger toute glycémie inférieure à 0,7 g/L, même si elle n'est pas ressentie comme trop basse.
Connaître les signes d'hypoglycémie et savoir comment les corriger est important pour améliorer votre qualité de vie surtout si vous êtes traité par insuline...

Comment je m'en aperçois ?

Les signes « d'alerte » sont :

  • vous êtes très pâle,
  • vous tremblez,
  • vous transpirez abondamment,
  • vos battements cardiaques sont accélérés.

Vous ressentez :

  • une fringale,
  • un "coup de pompe", l'impression de "jambes coupées",
  • des difficultés de concentration,
  • des maux de tête,
  • de la difficulté à parler.

La correction d'une hypoglycémie peut être obtenue par l'un des produits suivants

  • 3 morceaux de sucre (l'effet sera plus rapide, si vous prenez un verre d'eau en même temps),
  • 3 bonbons,
  • 1 petit verre de jus de fruit,
  • 1 petit verre de boisson sucrée type soda (pas de boisson light),
  • 1 mini berlingot de lait concentré sucré,
  • 1 barre de céréales aux fruits.

Eviter le chocolat, les biscuits, les pâtes d'amande : ils sont peu efficaces, car trop riches en graisses, qui retardent la digestion du sucre donc la correction de la glycémie basse.

Je suis traité par insuline, que dois-je faire ?

  • Interrompez votre activité, asseyez-vous si possible ; si vous êtes au volant de votre voiture, garez-vous dès que possible.
  • Resucrez-vous sans perdre de temps, en prenant 15 grammes de sucre, c'est-à-dire 3 sucres en morceaux ou un équivalent.
  • Si l'impression de malaise persiste 20 minutes après ce resucrage :
    • si cela vous est possible, vérifiez la glycémie au bout du doigt et reprenez 15 grammes de sucre si le taux reste inférieur à 0,7 g/L,
    • s'il n'est pas possible de contrôler votre glycémie, prenez à nouveau 15 grammes de sucre, ou une collation sucrée.

Et si cela se produit juste avant un repas ?

Le mieux est de prendre 3 sucres en morceaux ou équivalent, puis de passer à table. Si votre traitement habituel comporte une injection d'insuline "analogue rapide" avant le repas, il n'est pas nécessaire de la supprimer mais il est nettement préférable de pratiquer cette injection à la fin de ce repas.

Et si cela survient pendant ou après un effort physique ?
Dans ce cas, il vaut mieux prendre un complément sucré après le resucrage initial.

Et si cela se reproduit ?
Si une hypoglycémie se reproduit :

    • dans les heures qui suivent le resucrage,
    • ou au même moment de la journée et à plusieurs reprises, c'est que la quantité d'insuline active à ce moment là est trop importante : il faut aménager votre traitement avec votre diabétologue.

 

  • Le problème des hypoglycémies non ressenties :
    si vous constatez des chiffres glycémiques trop bas (inférieurs à 0.7 g/L) sans ressentir le moindre signe, il faut en parler à votre diabétologue. Cela peut témoigner d'hypoglycémies trop fréquentes, auxquelles votre organisme s'est habitué.
  • Comment limiter le nombre des hypoglycémies :
    • adaptez régulièrement vos doses d'insuline avec l'aide de votre diabétologue,
    • respectez l'horaire des repas par rapport à l'action de vos insulines,
    • maintenez des apports suffisants et réguliers en sucres,
    • évitez l'alcool à jeun (l'apéritif alcoolisé doit toujours être accompagné de sucres),
    • revenez aux doses habituelles d'insuline après une augmentation momentanée s'il y en a une, au cours d'une infection par exemple,
    • diminuez les doses d'insuline active pendant et après les efforts physiques programmés,
    • prenez des collations régulières au cours des efforts physiques imprévus, et baissez l'insuline au retour de l'effort.
      Attention à la technique et au site d'injection de l'insuline.

Dans quel cas mon entourage doit-il utiliser le Glucagen (glucagon) ?
Votre entourage doit vous injecter du Glucagen :

  • s'il vous trouve sans connaissance,
  • ou si vous refusez d'absorber du sucre alors que vous êtes manifestement en hypoglycémie.
    L'injection se fait en sous-cutané comme une injection d'insuline. Vous reprenez connaissance lorsque le produit agit, c'est-à-dire au bout de 5 à 10 minutes après l'injection. Il vous faut alors absorber au moins 15 grammes de sucre (3 sucres) et vous surveiller régulièrement. Si vous n'aviez pas repris connaissance 10 minutes après l'injection, votre entourage doit appeler le médecin avant d'injecter une deuxième ampoule de glucagen.

Je ne suis pas traité(e) par insuline, puis-je faire des hypoglycémies ?

Oui. Si vous êtes traité(e) par sulfamides ou glinides, des hypoglycémies peuvent survenir si :

  • vous prenez ce traitement et si vous retardez, réduisez ou supprimez votre repas,
  • vous faites une activité physique particulièrement importante ce jour-là parce que votre traitement peut agir plus fortement à certains moments de la journée (fin de matinée ou fin d'après midi particulièrement).

Si vous ressentez les "signes d'alerte" :

  • prenez 3 sucres (il faut en avoir sur vous !) ou prenez votre repas,
  • puis, vérifiez votre glycémie au doigt les heures suivantes car l'hypoglycémie peut récidiver de façon rapprochée et signalez le problème à votre médecin traitant.

Quelques pièges à éviter

  • Négliger les signes d'hypoglycémie lorsque "concentré" sur une tâche en cours.
  • Retarder le resucrage, le repas étant proche, ou la tâche n'étant pas tout à fait terminée.
  • Prendre le temps de vérifier sa glycémie avant de se resucrer alors qu'on est certain d'être en hypoglycémie (il vaut mieux contrôler cette valeur après resucrage).
  • Se resucrer de façon insuffisante, ou inefficace (chocolat, etc.).
  • Boire de l'alcool à jeun ou avec des aliments gras mais peu sucrés (olives, cacahuètes).
  • Faire l'insuline "analogue rapide" trop à l'avance (par exemple au restaurant ou lors des repas qui traînent en longueur).

En pratique

  • Si vous êtes diabétique traité par insuline ou médicaments de type sulfamides ou glinides, ayez toujours sur vous :
    • de quoi vous resucrer au moins 2 fois (au moins 6 sucres, ou équivalent),
    • de quoi parer à un retard du repas : fruits, biscuits secs ou barres de céréales,
    • une carte de diabétique.
    • Essayez de comprendre la cause de votre hypoglycémie.
    • Si vous êtes diabétique traité par insuline, vous devez avoir de plus du Glucagen, prescrit par votre médecin et conservé dans le bas du réfrigérateur.

Infos pratiques

  • Adhérer à une association de diabétiques est recommandé et contribue à une meilleure connaissance de sa maladie et des progrès de la recherche.

 

Hormone sécrétée par les cellules alpha du pancréas ; contribue à augmenter la glycémie. Le Glucagon peut aussi être administré aux personnes atteintes de diabète de type 1 en cas d’épisodes hypoglycémiques sévères.

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Le certificat médical à remplir avec votre médecin

Ce certificat est à faire remplir par votre médecin et certifie que vous êtes diabétique. Ce certificat est à remplir en particulier si vous êtes amené à voyager.


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