- Les Produits
- Le Diabète
- Style de Vie
- Accu-Chek Club
-
Inscrivez-vous maintenant et bénéficiez des avantages offerts par Accu-Chek, des informations, des nouvelles, des mises à jour, et plus encore.
-
- Service à la Clientèle
L' Espace Pharmacien est un espace réservé aux Pharmaciens Partenaires Accu-Chek. Il permet de suivre ses commandes en ligne et offre des services exclusifs tels que des E-learning, des supports d'éducation pour les patients... Cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder à l'espace.
Espace Pharmaciens
Maëlle BOCHER , 9 ans , est la lauréate française et internationale du concours de dessin Accu-Chek 2005 pour la catégorie des 6/9 ans.
En décembre 2005 , elle a embarqué pour un tour du monde sur le "Ranitéa", voilier que ses parents ont construit eux-mêmes .
21 Juillet 2010
Nous voilà avec quelques campesinos dans la benne du camion qui nous emmènera jusqu’à la fin de la route carrossable. Ensuite, il faudra emprunter un sentier d’une dizaine de kilomètres pour arriver au village d’Eugénia. Les ridelles en bois, nous protègent heureusement, du vent glacial. Une petite centaine de kilomètres qui nous prendra la journée ! Quelques « arrêts pipi » plutôt comiques au milieu de nulle part : les « toilettes » femmes devant la cabine du camion et les « toilettes » hommes face à la sierra !
Chacun a prévu son repas : galettes de maïs, moté, et après chacun sort les feuilles de coca du chuspa (petit sac traditionnel spécial). Les feuilles sont mâchées et on en fait une boulette qu’on garde dans la joue. On essaie de faire connaissance en espagnol : c’est un peu laborieux car la langue n’est que très peu comprise et parlée par nos compagnons de voyage. Puisqu’il ne reste que nous pour le dernier tronçon du voyage, le chauffeur appelé localement « maestro » nous invite à le rejoindre dans la cabine où, même s’il n’y a pas de chauffage, il fait un peu moins froid..
Nous arrivons à destination …le chauffeur nous dépose devant l’unique petite « hostelaria ». Pas d’eau chaude, pas de chauffage, un seul lit deux places dans l’unique chambre. Juana nous chauffe de l’eau pour une toilette sommaire et nous prépare un succulent repas : une solide soupe bouillante et ragoût de pommes de terre et mouton revigorant.
Après une nuit réparatrice, et un petit déjeuner à base d’Api (boisson chaude à base de farine de maïs rouge), nous partons à pied par le sentier que nous nous faisons bien expliquer, pour rallier le village d’Eugénia. Nous sommes chargés car nous transportons cadeaux, nourriture, médicaments de base et petit matériel de soin pour le village et nous peinons un peu, le souffle court, à cette altitude.
3300 mètres, 4 heures et quelques hypos plus tard, les premières maisons de briques de terre apparaissent. Ce sont les enfants qui nous aperçoivent les premiers et qui donnent l’alerte. Quelques femmes prévenues par Eugénia nous accueillent et nous dirigent vers la maison communautaire. Nous sommes immédiatement présentés au « chef » du village qui nous souhaite la bienvenue et nous offre un maté de coca (tisane de feuilles de coca). Deux adolescents parlant espagnol sont chargés de nous faire faire le tour du village et de nous présenter. Bien qu’assez réservés, les habitants sont chaleureux.
Ici, pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de chauffage non plus. Le niveau de vie est très bas et les habitants vivent en quasi autarcie. Seul signe de richesse tout à fait relatif pour leur propriétaire : une bicyclette ! Ce peut-être aussi, un toit en tôle qui limite la transmission de la maladie de Chagas où Trypanosomiase Américaine. Cette maladie est transmise par un insecte appelé localement « Vinchuca ». Celui-ci vit dans les fissures des murs et dans les toits de paille des habitations rurales et urbaines. Nous prenons d’ailleurs la précaution de dormir sous moustiquaire pour éviter les éventuelles piqûres de cet insecte hématophage.
La vie au village est rythmée par le lever et le coucher du soleil, pourvoyeur de la lumière. Avant l’aube, les feux de bois sont allumés dans les maisons d’une seule pièce pourvues de quelques ouvertures sans vitre, afin de préparer le premier repas de la journée. Ensuite, chacun part vaquer à ses occupations. La vie est encore rythmée par le calendrier lunaire et elan cette période de l’année les hommes préparent les terres pour les prochaines semailles. Les femmes s’occupent des troupeaux de moutons et de lamas. Les enfants participent aux travaux et corvées quotidiens.
Dans le village Jalq’a, la coopérative textile créée en partenariat avec la fondation ASUR est très dynamique. En complément des faibles revenus agricoles, l’artisanat textile est pratiqué par une majorité des villageois. Les hommes s’occupent de l’atelier de teinture de laine et d’autres tissent de magnifiques tapis aux couleurs vives et aux motifs zoomorphes inspirés de leur culture ancestrale. Les femmes, elles, tissent de magnifiques pièces de tissu de couleurs rouge et noire. Chaque pièce est unique et si l’inspiration prend ses racines dans une culture plurimillénaire, elle est très personnelle à chaque tisseuse. Chaque pièce de tissu devient une véritable œuvre textile. Le métier à tisser utilisé est pourtant des plus rudimentaire, le même depuis la nuit des temps !
Les gains générés par cet artisanat ont permis de monter un atelier d’apprentissage pour les filles qui apprennent cet art du tissage avant la puberté. Une petite école et un poste de santé ont fait leur apparition dans le village, permettant un accès plus facile à l’éducation et aux soins de base. La mortalité infantile est élevée et l’espérance de vie ne dépasse guère les soixante ans. La re découverte des techniques de tissage et de ses fondements culturels et rituels quasi oubliés, a aidé la communauté à retrouver sa fierté et son dynamisme tout en donnant une place importante aux femmes.
Nous vivons au rythme du village et nous nous rendons compte que chacun y a une place et un rôle bien défini. La vie communautaire est importante et les grandes décisions se prennent ensemble en buvant « la chicha » (alcool de maïs fermenté) au goût indéfinissable. Les rituels et superstitions sont encore très répandus : Lunque qui va commencer la construction d’une maison a, avant toute chose, enterré un fœtus de lama dans les fondations, comme offrande à Pachamama. Ce rituel est sensé lui apporter protection.
S’adapter au mode de vie des villageois n’a pas été difficile même si le confort était inexistant. Pas d’eau courante, veut dire, comme pour tous les villageois, corvée d’eau à la rivière. Nous nous étions munis d’un filtre Katadyn pour purifier l’eau de boisson et nous procédions également à un traitement chimique.
Concernant la nourriture, nous en avions amené un peu mais nous avons surtout acheté ou troqué, selon les désirs de chacun, des aliments de base : pomme de terre, maïs, fèves, camote (patate douce), yuca (manioc), quinoa. Marta, nous a appris à cuisiner les soupes boliviennes dont nous amenions les ingrédients et que nous avons partagées avec sa famille. Elle nous a appris aussi, puisque c’est son travail du moment à fabriquer les « chuno » où pommes de terres déshydratées à partir d’une technique millénaire. Les pommes de terre crues sont laissées plusieurs nuits en plein air pour geler puis on les piétine pour en extraire l’eau. On les fait ensuite sécher au soleil qui malgré l’altitude est brûlant.
Le diabète… rien à signaler mis à part l’appétit aiguisé avec le froid et la marche. Il n’y a pas de légumes frais disponibles pour compléter les repas : on a donc ajusté à la hausse les doses de féculents et les doses d’insuline ont, elles, été revues à la baisse …L’activité physique, il n’y a pas mieux pour réguler le tout ! Malgré les gants, la vasoconstriction due au froid a parfois posé des difficultés pour obtenir la goutte de sang nécessaire à la réalisation des glycémies. A l’occasion des prises de glycémies et des injections d’insuline, les questions ont fusé au bout de quelques jours : pourquoi Maëlle se pique t’elle le bout du doigt pour faire sortir une goutte de sang ? Quel rituel pratique-t-elle ? Et ces injections ? Mais qu’est-ce que ça peut bien être ? Ici, on n’avait jamais entendu parler de diabète !
En ce qui concerne la conservation du matériel et des insulines à des températures acceptables, surtout la nuit : tout le matériel « dormait » avec nous sous les duvets et couvertures de laine (0° le matin dans la pièce où nous dormions).
Nous avons passé une semaine hors du temps, dans des paysages somptueux et loin de nos préoccupations quotidiennes d’occidentaux. Ces villageois pauvres, fiers et dignes ont partagé avec nous des moments de leur quotidien en nous intégrant dans leur communauté pendant notre séjour.
Ils nous ont fait un magnifique cadeau de départ pour que nous continuions à cheminer sur les chemins boliviens : la sandale 4X4. Semelle de pneumatique d’automobile avec lanières de cuir…c’est la chaussure inusable du campésino, portée été comme hiver, et choisie un peu petite pour que le pied ne glisse pas dedans sur les chemins escarpés.
Fiches c'est à dire
Retrouvez nos documents d'information sur la prise en charge effective du diabète et différentes thématiques. Connectez-vous sur le Club Accu-Chek pour visualiser ou télécharger ces guides.

Ce certificat est à faire remplir par votre médecin et certifie que vous êtes diabétique. Ce certificat est à remplir en particulier si vous êtes amené à voyager.