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La pompe à insuline

La pompe à insuline est un dispositif qui permet d’injecter de l’insuline en continu, imitant au mieux la sécrétion naturelle d’insuline.

Les avantages de la pompe sont nombreux, en particulier dans certaines situations qui exigent un équilibre parfait du diabète ou qui nécessitent une grande flexibilité du traitement.

La pompe à insuline, comment ça marche ?

Discrète, la pompe à insuline se porte à la ceinture ou dans la poche d’un vêtement. Elle pèse une centaine de grammes et comprend un réservoir de 160 à 315 unités d’insuline. Elle est reliée au tissu sous-cutané par l’intermédiaire d’une petite tubulure et d’une aiguille (cathéter)  que le patient remplace tous les trois jours. Son mécanisme de pointe permet l’administration de l’insuline jusqu’à 0,02 unité/heure. Ce petit appareil fonctionne avec des piles que l’on achète facilement dans le commerce.

La pompe est programmée par le diabétologue en tenant compte des besoins en insuline propres à chacun aux différents moments de la journée. Un débit de fond, appelé débit de base ou basal, est délivré en continu afin d’assurer les besoins permanents de l’organisme. Cet apport est transitoirement modifiable, soit en ralentissant le débit (activité physique imprévue), soit en augmentant le débit (au cours d’un épisode infectieux par exemple). La pompe permet également d’injecter un complément d’insuline rapide, le bolus, pour corriger une hyperglycémie ou pour compenser les apports en glucides des repas.

Pourquoi, pour qui ?

Contrairement au traitement conventionnel par injection associant insuline lente et insuline rapide, la pompe à insuline reproduit assez fidèlement la sécrétion physiologique du pancréas. Son secret ? La libération automatique à intervalles réguliers de faibles quantités d’insuline personnalisées. Et la délivrance, au cas par cas, de quantités supplémentaires décidées par le patient, lorsque celles-ci s’avèrent nécessaires (hyperglycémie, repas, stress, etc.).

De par son mode d’action, la pompe à insuline favorise le contrôle et l’équilibre glycémique et permet de varier les rythmes d’activité (travail, école, activités sportives, voyages, grasses matinées, etc.) en ajustant le plus finement possible son traitement. Cette liberté qu’offre la pompe à insuline ne dispense pas pour autant d’une autosurveillance glycémique fréquente et régulière.

La pompe à insuline s’adresse particulièrement aux personnes sous insulinothérapie intensive (quatre injections ou plus par jour), à celles souffrant d’hypoglycémies fréquentes, sévères ou imprévisibles (notamment la nuit), aux personnes nécessitant une surveillance accrue (femmes enceintes, enfants) et à celles qui ne peuvent pas atteindre un équilibre glycémique suffisant avec un traitement par multi-injections (schéma basal-bolus avec un stylo à insuline)(1).

Le choix de la pompe à insuline

Le choix du passage sous pompe à insuline est réalisé en collaboration avec le médecin diabétologue qui, lui seul, peut poser l’indication et adresser ensuite le patient à un centre initiateur qui validera l’indication du traitement par pompe, le mettra en route, et éduquera le patient à son fonctionnement.

Ce choix n’est pas définitif. Il est toujours possible de revenir à un traitement par multi-injections d’insuline si l’on s’aperçoit que le traitement par pompe à insuline ne convient pas. De même, il est tout à fait envisageable de repasser aux multi-injections pour une journée ou pour un mois (l’été par exemple). Enfin, le système peut être déconnecté temporairement, dans la limite maximale de 2 heures, pour ne pas être une gêne lors de certaines activités (bain, activités sportives dont la natation et autres sports occasionnant des à-coups, rapports sexuels, etc.). Il faut alors veiller à protéger le cathéter et à s’assurer de l’absence d’air dans la tubulure lors de la reconnexion.

Quel que soit le stade de votre réflexion, votre diabétologue reste votre interlocuteur privilégié pour discuter d’un éventuel traitement par pompe à insuline.

  1. Haute Autorité de Santé (HAS). Commission d’évaluation des produits et prestations. 2007. Disponible sur : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/cepp-638.pdf