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Hypoglycémie

Quand la glycémie est trop basse : l’hypoglycémie

On appelle hypoglycémie (ou plus simplement hypo) un taux de sucre dans le sang inférieur ou égal à 0,7 g/l. Chez certaines personnes, la valeur retenue peut être légèrement plus basse (femmes enceintes) ou plus élevée (personnes âgées ou fragilisées par diverses complications).

Seules les personnes diabétiques traitées par insuline ou médicaments oraux hypoglycémiants (sulfamides et glinides) sont concernées par le risque hypoglycémique.

Que vous ressentiez ou non les signes d’alerte de l’hypoglycémie, vous devez corriger toute glycémie inférieure ou égale à 0,7 g/l en vous re-sucrant, au risque d’évoluer vers une situation critique (évanouissement voire coma).

Connaître les signes d’hypoglycémie et savoir comment les corriger est donc important pour améliorer votre qualité de vie.

Les signes qui doivent alerter

Les symptômes de l’hypoglycémie peuvent passer inaperçus. Or, si on laisse cette situation se reproduire fréquemment ou si l’on ne prend pas l’habitude de se re-sucrer à temps, le risque est de perdre véritablement la sensation d’hypoglycémie et de s’exposer davantage à des situations dangereuses.

Pour cette raison, il faut se resucrer sans tarder dès les premiers signes. Il est également important d’augmenter le nombre de contrôles glycémiques dans les situations à risque (sports, conduite, etc.).

Les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre, mais sont assez constants pour une même personne. Vous pourrez donc facilement les identifier.

Les causes possibles d’hypoglycémie

  • Un repas léger trop pauvre en glucides, avec un mauvais ajustement entre la quantité de glucides consommée et le traitement pris (insuline rapide ou cachet hypoglycémiant)
  • Un repas supprimé ou décalé alors que le médicament oral hypoglycémiant a été pris
  • Un effort physique trop soutenu sans ajustement anticipé du traitement (insuline ou comprimés hypoglycémiants) ou sans compensation alimentaire par des glucides
  • Une dose d’insuline injectée trop importante
  • La consommation d’alcool à jeun
  • Une diarrhée ou des vomissements
  • Un stress ou une émotion forte (même si, le plus souvent, ils engendrent plutôt une hyperglycémie.
  • Une interaction avec d’autres médicaments

Je suis traité par insuline, que dois-je faire en cas d’hypoglycémie ?

Quelle que soit votre activité en cours il faut l’interrompre sans tarder (si vous êtes au volant, garez-vous ; si vous faites du sport, interrompez votre séance et asseyez-vous) pour vous re-sucrer en prenant 15 g de sucre, soit l’équivalent de :

  • 3 morceaux de sucre (l’effet sera plus rapide si vous prenez un verre d’eau en même temps)
  • 3 bonbons mous
  • 1 verre de jus de fruit ou de soda (pas de boisson light)
  • 1 mini berlingot de lait concentré sucré
  • 1 pâte de fruits
  • 1 cuillère à soupe de miel ou de confiture

Si les hypoglycémies se produisent dans les heures qui suivent un re-sucrage ou au même moment de la journée et à plusieurs reprises, c’est que la quantité d’insuline active à ce moment-là est trop importante. Il faut alors ajuster votre traitement avec votre diabétologue.

D’autre part, si les glycémies sont trop basses (inférieures ou égales à 0,7 g/l) sans que vous ressentiez le moindre signe clinique, il faut impérativement consulter votre médecin.

Quand utiliser le glucagon ?

Si vous êtes traité par insuline et si vous faites un malaise ne vous permettant pas de vous re-sucrer (déglutition impossible) ou parce que vous avez perdu connaissance, votre entourage doit intervenir en vous injectant du glucagon. Cette hormone hyperglycémiante va alors élever le taux de sucre dans votre sang et ainsi corriger votre état.

L’injection du glucagon se fait en sous-cutané comme une injection d’insuline. Le produit agit en cinq à dix minutes, après quoi il est indispensable de prendre au moins 15 g de sucre et de surveiller régulièrement votre glycémie. En cas de non reprise de connaissance dix minutes après l’injection, votre entourage devra appeler un médecin d’urgence et injecter une deuxième dose de glucagon.

Pensez à toujours avoir du glucagon dans le bas d’un réfrigérateur, à la maison et sur votre lieu de travail. Vérifiez sa date de péremption régulièrement et assurez-vous qu’une personne qui vous entoure est formée à l’injection de glucagon.

Je ne suis pas traité par insuline, est-ce que je risque de faire des hypoglycémies ?

Les hypoglycémies chez les personnes diabétiques non traitées par insuline sont plus rares mais néanmoins possibles et certaines peuvent être graves. Elles peuvent survenir si vous êtes traité par sulfamides ou glinides (médicaments insulino-sécréteurs) et si :

  • vous retardez, réduisez ou supprimez votre repas ;
  • vous avez une activité physique importante en particulier en fin de matinée ou en fin d’après-midi.

En cas de “signes d’alerte”, prenez 3 morceaux de sucre ou équivalent ou commencez votre repas. Puis, vérifiez votre glycémie vingt minutes plus tard et les heures suivantes car l’hypoglycémie peut récidiver de façon rapprochée. Enfin, signalez le problème à votre médecin.

Que vous soyez traité par insuline ou par médicaments de type sulfamides ou glinides, vous devez toujours avoir sur vous :

  • de quoi vous resucrer au moins deux fois (6 sucres ou équivalent),
  • de quoi faire face à un retard du repas (fruits, biscuits secs ou barre de céréales),
  • votre carte de diabétique.

Prévenir les hypoglycémies

La fréquence des hypoglycémies peut être limitée :

  • en adaptant régulièrement les doses d’insuline selon les conseils de son médecin,
  • en ajustant les doses d’insuline rapide aux quantités de glucides du repas et en synchronisant bien les injections avec les repas,
  • en évitant de retarder le repas de midi ou en prenant un « acompte » sucré à l’heure habituelle du repas si vous êtes traité par mélanges (préMix) ou insuline lente (NPH),
  • en évitant l’alcool à jeun (l’apéritif alcoolisé doit toujours être accompagné de sucre),
  • en revenant aux doses habituelles d’insuline après une augmentation momentanée au cours d’une infection par exemple,
  • en diminuant les doses de l’insuline active pendant et après les efforts physiques programmés,
  • en prenant des collations sucrées régulières au cours des efforts physiques imprévus et en baissant l’insuline au retour de l’effort.