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Le diabète de type 1

Le diabète de type 1 représente moins de 1 cas de diabète sur 10(1). Il survient généralement chez les enfants, adolescents ou jeunes adultes(1), d’où le terme « diabète juvénile », mais peut aussi survenir à tout âge.

Il s’agit d’une maladie auto-immune qui résulte d’une destruction par le système immunitaire des cellules béta du pancréas chargées de la production d’insuline. L’organisme ne produit alors plus d’insuline. Cette hormone étant nécessaire à l’utilisation du glucose par l’organisme, l’administration d’insuline, plusieurs fois par jour, par injection sous-cutanée est vitale lorsque l’on a un diabète de type 1.

Le diabète de type 1 est souvent rapidement diagnostiqué en raison de l’importance des symptômes. Cependant, les causes exactes de la maladie ne sont pas encore connues.

Enfin, cette maladie chronique se traite mais ne se guérit pas. Cependant, si elle est bien acceptée et que le traitement est correctement suivi, il est possible de prévenir ou de réduire les complications liées au diabète.

Le mécanisme de la maladie

En temps normal, l’organisme fonctionne en « pilotage automatique ». Les cellules bêta du pancréas produisent de l’insuline, une hormone qui permet aux cellules de capter le glucose présent dans le sang. La production d’insuline est d’autant plus intense que l’absorption de glucides présents dans l’alimentation est importante. L’objectif pour l’organisme est de maintenir un taux de glucose dans le sang (glycémie) stable, autour de 1 gramme de glucose par litre de sang (1 g/l).

Dans le cas d’un diabète de type 1, les cellules bêta du pancréas sont reconnues par le système immunitaire comme des cellules étrangères à l’organisme et sont donc éliminées. Le pancréas ne peut alors plus produire d’insuline ou en trop faible quantité. De ce fait, le glucose s’accumule dans le sang. Au-delà d’une glycémie à 1,8 g/l, du glucose se retrouve dans les urines. Les cellules, quant à elles, puisent dans les graisses pour trouver de l’énergie à défaut d’avoir du glucose à disposition.

Pour compenser son organisme défaillant, un « pilotage manuel » s’impose et consiste à réguler soi-même sa glycémie en s’administrant de l’insuline.

Le traitement

Le traitement du diabète de type 1 repose principalement sur l’administration pluri-quotidienne d’insuline (insulinothérapie).

On utilise deux types d’insuline :

  • L’insuline lente (analogue d’action prolongée ou basale) qui permet de garder une glycémie stable en dehors des repas et pendant la nuit. La dose d’insuline lente à s’injecter chaque jour est définie avec le diabétologue.
  • L’insuline rapide (analogue d’action rapide ou bolus) utilisée au moment des repas pour corriger les glycémies trop élevées. Les doses d’insuline d’action rapide à s’injecter en fonction de différentes situations (repas, collation, etc.) sont définies avec le diabétologue.

Avec ces deux types d’insuline, l’objectif est de reproduire la sécrétion naturelle d’insuline par l’organisme.

Par ailleurs, il existe deux méthodes principales d’injection d’insuline en sous-cutané (sous la peau) :

 Les stylos à insuline contenant des cartouches : soit d’insuline lente, soit d’insuline rapide.
 Les pompes à insuline administrant des doses régulières d’insuline.

Le traitement par insuline correctement suivi, associé à une autosurveillance régulière de la glycémie, une bonne hygiène alimentaire, ainsi que la pratique d’une activité physique permettent de maintenir les glycémies dans une zone de valeurs fixée avec le médecin. Néanmoins, le « pilotage manuel » peut parfois donner lieu à des variations importantes de la glycémie (hypoglycémies ou hyperglycémies). Votre diabétologue et son équipe médicale sont là pour vous permettre d’éviter ces fluctuations.

Les symptômes

L’apparition d’un diabète de type 1 est souvent soudaine et peut comporter les symptômes suivants :

  • soif excessive (polydipsie)
  • besoin excessif d’uriner (polyurie)
  • faim
  • fatigue, somnolence et/ou épuisement
  • perte de poids soudaine
  • infections récurrentes

Dans tous les cas, il est important de consulter rapidement un médecin pour confirmer le diagnostic.

Le diagnostic

Qu’il soit de type 1 ou de type 2, le diabète se diagnostique par une simple prise de sang qui permet un dosage de la glycémie au laboratoire de biologie médicale. Il se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 gramme de sucre par litre de sang (1,26 g/l) vérifiée à deux reprises(2).

Le diagnostic peut aussi être posé si la glycémie est supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée en présence de signes tels que polydipsie, polyurie, amaigrissement, etc. C’est très souvent comme cela qu’un diabète de type 1 est découvert.

Récemment diagnostiqué, que faire ?

Ce n’est jamais facile d’apprendre que l’on a un diabète. Vous pouvez vous demander « Pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ? » et avoir peur de l’inconnu. Ce qui est le plus important, c’est de reconnaître vos émotions et vos inquiétudes lorsque vous les ressentez, de prendre la résolution de les apprivoiser et d’être conscient du fait que vous n’êtes pas seul. La première étape dans la prise en main de votre santé à la suite de votre diagnostic est d’échanger avec un diabétologue. N’hésitez pas à lui poser des questions ni à lui demander de l’information au sujet du diabète. C’est avec les connaissances et l’expérience que vous apprendrez à gérer votre maladie.

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  1. Institut de veille sanitaire (INVS). Généralités et chiffres clés. Le diabète – Généralités. Mise à jour : 10 novembre 2014
  2. www.ameli-sante.fr