Sorry, you need to enable JavaScript to visit this website.
hamburger overlay

Le diabète de type 2

Le diabète de type 2 est le type de diabète le plus fréquent. Il touche plus de 90 % des personnes ayant un diabète(1). Il affecte habituellement les personnes de plus de 40 ans avec un excès de poids (on parle de « diabète gras »), un mode de vie sédentaire et des antécédents familiaux. Mais il peut également survenir chez de jeunes adultes.

Il s’agit d’une maladie silencieuse qui se développe lentement et peut ne provoquer aucun symptôme ni douleur pendant des années mais avoir des conséquences lourdes pour la santé. C’est pourquoi de nombreuses personnes ne sont pas diagnostiquées avant que des complications n’apparaissent. On estime qu’une personne diabétique sur cinq n’est pas diagnostiquée(2).

Selon sa gravité, le diabète de type 2 peut être géré par un régime alimentaire adapté et la pratique d'une activité physique régulière, des médicaments oraux, une ou plusieurs injections d'insuline quotidiennes, et une association de ces traitements peut s'avérer idéale dans bon nombre des cas. L'autosurveillance de la glycémie peut aider à contrôler l’efficacité du traitement(3).

Le mécanisme de la maladie

Le diabète de type 2 survient lorsque l’insuline produite par le pancréas n’agit plus aussi efficacement qu’elle le devrait et que sa production diminue.

Or, l’insuline est une hormone responsable de l’utilisation du glucose (communément appelé sucre) par les cellules de l’organisme pour produire de l’énergie nécessaire au bon fonctionnement du corps. Comme il ne peut pas entrer dans les cellules, le glucose s’accumule dans le sang, on parle d’hyperglycémie.

À terme, une glycémie sans cesse élevée peut entraîner des problèmes de santé.

Le traitement

Le diabète de type 2 est une maladie chronique qui ne guérit pas mais se traite ! L’objectif du traitement est de réduire voire prévenir la survenue des complications.

Phase 1 du traitement : un régime diététique adapté et de l’exercice physique

La première chose que le médecin conseille généralement lorsque l’on a un diabète de type 2 est d’adopter une alimentation équilibrée et de pratiquer une activité physique adaptée à son âge et à sa condition physique.

En effet, la perte de poids participe à l’amélioration de la sensibilité à l’insuline et représente de ce fait un objectif essentiel de la prise en charge du diabète de type 2. De plus, l’exercice physique fait consommer du sucre comme une machine consomme du carburant, ce qui permet de réduire le taux de glucose dans le sang. De même, des muscles qui font régulièrement de l’exercice sont plus sensibles à l’action de l’insuline.

Perdre du poids et pratiquer une activité physique sont donc indispensables et suffisent parfois à ralentir l’apparition du diabète. Si ce traitement de première intention ne parvient pas à lui seul à équilibrer la glycémie, des antidiabétiques oraux pourront alors être prescrits en complément.

Phase 2 du traitement : les médicaments oraux

Il existe plusieurs modes d’action de médicaments antidiabétiques oraux. En première intention, sont généralement prescrits :

  • ceux qui aident l’insuline à agir plus. Exemple : les biguanides (metformine).
  • ceux qui augmentent la quantité d’insuline fabriquée par le pancréas (insulino-sécréteurs). Exemple : les sulfamides hypoglycémiants, les glinides et les incrétines (analogues du GLP-1).

Lorsque vous avez recours à des médicaments oraux, un contrôle de votre glycémie selon une fréquence adaptée peut vous permettre de connaître l'efficacité de votre traitement(3).

Phase 3 du traitement : l’insuline

Après plusieurs années, lorsque l’action des médicaments antidiabétiques oraux ne suffit plus à réguler la glycémie, un traitement par insuline peut s’avérer nécessaire. On débute généralement avec une seule injection d’insuline par jour puis, si nécessaire, plusieurs injections d’insuline(3), comme les personnes ayant un diabète de type 1.

Les facteurs de risque

Différents facteurs peuvent favoriser l’apparition d’un diabète de type 2(3) :

  • Âge supérieur à 45 ans
  • Antécédents familiaux (père, mère, frère, sœur)
  • Antécédent de diabète transitoire pendant la grossesse diabète gestationnel ou femmes ayant donné naissance à un bébé de plus de 4 kg
  • Excès de poids avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 25 kg/m2
  • Manque d’activité physique

Certains facteurs peuvent être modifiés (excès de poids, sédentarité) par le changement des habitudes de vie. Par exemple, une heure d’activité physique au moins trois fois par semaine, même modérée, permet de ralentir l’apparition du diabète chez les personnes prédisposées.

Les symptômes et le dépistage

Le diabète de type 2 est une maladie sournoise qui se développe discrètement, parfois sans symptôme pendant plusieurs années. Il arrive que ce diabète ne soit diagnostiqué qu’à la survenue des complications au niveau du cœur, des artères, des reins, des yeux, etc. D’où l’importance du dépistage.

Le dépistage du diabète de type 2 est ciblé, c’est-à-dire proposé à des personnes présentant des facteurs de risque. Il se fait en mesurant la glycémie par une prise de sang réalisée dans un laboratoire de biologie médicale. Le diagnostic du diabète de type 2 est posé lorsque la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 gramme de sucre par litre de sang (1,26 g/l) vérifiée à deux reprises ou lorsque la glycémie est supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée(3).

En cas de diabète avéré, il en résultera une prise en charge précoce pour permettre un traitement adapté et la prévention des complications.

Si le test est négatif (glycémie inférieure à 1,10 g/l), il est recommandé de le refaire tous les un à trois ans pour les personnes présentant un risque de développer un diabète de type 2(3). Parlez-en à votre médecin !

  1. Institut de veille sanitaire (INVS). Généralités et chiffres clés. Le diabète – Généralités. Mise à jour : 10 novembre 2014
  2. Mandereau-Bruno L, Denis P, Fagot-Campagna A, Fosse-Edorh S. Prévalence du diabète traité pharmacologiquement et disparités territoriales en France en 2012. Bull Epidémiol Hebd. 2014; (30-31): 493-9
  3. Haute Autorité de Santé (HAS). Guide parcours de soins : diabète de type 2 de l’adulte. Mars 2014